Le projet lauréat
Le concours
En 2004, un concours international d'architecture à deux degrés a été lancé. En juillet, 249 projets en provenance de 15 pays ont été examinés par un jury international désigné par le Conseil d'Etat. 9 projets ont été retenus pour être développés; ils ont été examinés début 2005. A l’issue de la procédure, un lauréat a été désigné à l'unanimité. 6 prix et 1 mention ont en outre été décernés.
Le Premier prix
Le premier prix du concours a été attribué au projet Ying Yang du bureau zurichois Berrel Kräutler.
Le futur bâtiment, implanté à Bellerive, en bordure immédiate du rivage, dialogue par sa présence discrète et lumineuse avec les eaux du Léman tout en ouvrant grande une "fenêtre sur le lac".
De l’avis du jury unanime, ce projet répond au plus près aux exigences fonctionnelles, environnementales et financières du cahier des charges.
Description du projet par le jury à l'issu du concours
Le projet s’articule autour d’un cheminement piétonnier, véritable parcours scénique depuis l’arrivée sur le site jusqu'à à l’intérieur du bâtiment. Il en découle une expression architecturale du musée qui se lit comme une sculpture de forme compacte et sobre posée sur un socle. Le jury apprécie la cohérence entre le parcours piétonnier et la réponse architecturale donnée à l’ensemble du projet ainsi que la mise en valeur des éléments existants sur le site, en particulier l’arborisation à l’est. Il s’interroge sur la relation spatiale entre la partie Est des terrains de la piscine de Bellerive et la volumétrie du projet de musée.
La proposition faite pour le périmètre d’aménagement est claire et convaincante. Elle permet de diriger agréablement les visiteurs vers le promontoire Est-Ouest afin de les conduire naturellement vers la rampe d’entrée.
Le fonctionnement du musée est bien résolu et agréable. Le parcours scénique joue habilement avec les points de vues sur l’extérieur et la découverte des espaces d’exposition. Le projet, par sa compacité, permet une mise en oeuvre économique. A ce stade, il n’empiète que légèrement sur la nappe phréatique. Il permet aussi une réalisation à cheval sur la canalisation existante. L'implantation du musée sur la limite du lac impose des mesures pour contenir l'impact des eaux sur les façades.

