Histoire de la gendarmerie
L’Acte de Médiation, signé à Paris le 19 février 1803, fait de la Suisse un état fédératif ; le canton de Vaud devient un Etat souverain, l’égal des anciens cantons et des six nouveaux cantons de 1803.
Il va sans dire que le premier souci des autorités vaudoises est non seulement de consolider, mais d’imposer l’indépendance du canton par de nouvelles lois et par l’établissement d’institutions démocratiques, abrogeant celles de l’Ancien Régime. Ainsi, la maréchaussée (police de jadis aux ordres de LL.EE. de Berne) est licenciée, entraînant de nombreux drames sociaux, notamment la perte du logement de service.
Le 4 juin 1803, le Grand Conseil, sous la présidence d’Henri Monod, adopte la Loi sur la création d’une compagnie de 100 gendarmes à pied, qui fera la police intérieure du canton. Son application intervient le 22 juillet 1803, lors des premiers recrutements.
Tout comme les milices cantonales, les gendarmes sont équipés en grande partie à l’arsenal, alors situé dans le château de Morges ; ainsi s’établit une relation suivie entre ce dernier et la gendarmerie.
En 1932, le Musée militaire vaudois est créé, il se développe progressivement dans le château grâce à la générosité de nombreux donateurs.
Il n’est donc pas étonnant qu’aujourd’hui le château abrite le Musée de la gendarmerie. C’est le résultat d’une longue tradition de contacts, d’échanges et de services mutuellement rendus entre l’arsenal, la gendarmerie et le Musée militaire vaudois.
Par-delà la diversité des uniformes, des insignes et des missions de ces trois institutions, une fraternité commune s’est peu à peu bâtie ; elle peut se résumer dans ces deux verbes : protéger et servir.
