Le major Davel
Le Major Davel
Jean Daniel Abraham Davel, fils de pasteur, est né à Morrens en 1670. Devenu notaire baillival en 1688 et commissaire arpenteur, il s'installe à Cully. En 1692, il entre au service étranger, d'abord à celui de Guillaume III, stathouder de Hollande et roi d'Angleterre, puis à celui de France (1708-1711). Rentré à Cully, il reprend dès 1712 son activité de notaire. Il participe la même année à la campagne de Villmergen où son sang-froid fait sa réputation. Berne le nomme grand-major (d'où son nom de major Davel) et commandant de l'arrondissement de Lavaux en 1717.
Touché par le mécontentement du Pays de Vaud à l'encontre de l'autorité bernoise, il met seul en place une stratégie pour libérer le pays.
Le 31 mars 1723, il mobilise les 600 hommes de son régiment qu'il conduit à Lausanne. Il s'adresse, à l'hôtel de ville, aux autorités lausannoises qui feignent de le suivre dans son entreprise, mais qui avertissent Berne et qui l'arrêtent le 1er avril.
Son manifeste (plusieurs pages de critiques du régime bernois) est accueilli comme un acte de rébellion. Il est jugé par le tribunal (lausannois) des bourgeois et citoyens de la rue de Bourg, condamné à mort et décapité.
Le Manifeste
La copie du manifeste de Davel, l’original ayant disparu, est conservée à la Burgerbibliothek, Bern, mss. Hist. Helv. XI 19. Elle a été faite malheureusement sans attention suffisante et présente des lacunes. De plus, l’orthographe du copiste est particulièrement fantaisiste, même pour l’époque. Par souci d’authenticité, nous avons tenu à reproduire le texte tel qu’il avait été écrit.


