Le choix du site

Historique de la démarche

En 1991, le Conseil d’Etat a pris position en faveur d’un transfert du Musée cantonal des Beaux-Arts hors du Palais de Rumine. En 1998, tenant compte d’une proposition émanant des milieux intéressés à transformer le bâtiment du Crédit Foncier Vaudois à la place Chauderon en un musée, et de promesses de dons et de dépôts de collections, le Conseil d'Etat a constitué une commission extraparlementaire présidée par Me Georges Muller et comprenant quinze membres représentant les musées, les collectionneurs, l’économie privée, le tourisme, l'architecture, le paysagisme, le Canton de Vaud et la Ville de Lausanne.

Le mandat de la commission était d’examiner toutes les solutions possibles pour le Musée cantonal des Beaux-Arts et de formuler «une recommandation des deux scénarios qui présentent les meilleurs avantages».
La commission, a entamé ses travaux en 1999, et a remis son rapport en mars 2000. Elle formulait alors au Conseil d’Etat la recommandation du terrain de Bellerive, une recommandation retenue par ce dernier en 2001.

Les critères

Les critères définis par la commission afin de déterminer les avantages et inconvénients des divers sites examinés étaient:

  • le besoin d’un bâtiment moderne permettant au musée de devenir un outil efficace de promotion de la culture vaudoise et un pôle d’attraction propre à séduire le public bien au-delà des frontières cantonales
  • le site doit être aisément accessible, que ce soit de la ville même, du canton, du pays ou de l’étranger, par le bus, le métro, le train ou la voiture; on doit pouvoir stationner à proximité immédiate
  • le coût doit être réaliste et maîtrisé dans un environnement économique difficile
  • la nécessité d’un calendrier de réalisation à moyen terme.

En 2002, à la demande du chef du Département des institutions et des relations extérieures (DIRE), le Service des bâtiments de l’Etat de Vaud a procédé au réexamen des scénarios possibles; le résultat a corroboré le choix initial du site de Bellerive. Les avantages de ce site, confirmés par ce deuxième examen, sont:

  • la mise en valeur d’une parcelle inoccupée en dehors de quelques activités saisonnières (stationnement des forains en mai, cinéma de plein air en juillet-août, cirque en octobre), qui ressemble à une friche inhospitalière, en particulier la nuit
  • le renforcement de l’offre de loisirs et de culture aux côtés notamment du Théâtre de Vidy, du Musée de l’Elysée et du Musée olympique
  • un site connu loin à la ronde, facilement accessible par tous les moyens de transport publics et privés
  • la création d’une continuité entre les sites d’Ouchy et de Vidy
  • des commerces, ainsi que des infrastructures d’accueil et d’hébergement de toute nature à proximité.