Epices d'ailleurs, herbes d'ici
Une exposition des Musée et Jardins botaniques cantonaux
Du 21 mai au 3 octobre 1999
Du 27 mai au 2 juin 2002 (Palais de Rumine, Lausanne)
Du 11 février au 23 décembre 2003 (Maison du Blé et du pain, Echallens)
Eté 2006 (Restaurant du Crêt-du-Midi, Vercorin)
Les épices ont de tout temps excité la curiosité et l'envie
Le paroxysme a été atteint au Moyen Âge et à la Renaissance. Les nations, qui jusqu'alors s'opposaient dans des conflits de propriétés et de frontières, se dressèrent l'une contre l'autre pour s'assurer une suprématie mondiale: elles voulaient chacune prendre la part la plus grande du gâteau fabuleux des épices et protéger leurs propres voies d'acheminement. Dès lors, le commerce des épices n'a plus cessé. Il a été à la base du développement extraordinaire de certaines nations.
Mais, au fond, comment étaient-elles utilisées ? Ne les employait-on que dans la cuisine ? Ou participaient-elles aussi à la pharmacie domestique ?
Autrefois d'un prix très élevé, les épices apparaissaient surtout sur la table des gens fortunés. Est-ce à dire que les pauvres n'avalaient que des brouets fades ? Utilisaient-ils les herbes aromatiques de leur entourage pour donner du goût à leur pitance ?
Aujourd'hui, les épices ne constituent plus l'objet n°1 du commerce mondial. Le consommateur n'attend plus ici qu'on les lui livre. Il va lui-même jusque dans les sources de production. Cela signifie-t-il que les épices sont mieux connues ?
Sait-on encore l'usage que nos grands-parents faisaient des herbes qu'ils cultivaient ou récoltaient au détour d'un chemin, au milieu d'une prairie ?
Autant de questions -parmi d'autres- auxquelles tente de répondre l'exposition «Epices d'ailleurs, herbes d'ici» des Musée et Jardin botaniques cantonaux de Lausanne.

